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D’homme et de bête de somme
Traditionnellement, les fermiers ne comptaient que sur leurs chevaux de trait et sur eux-mêmes pour mener à bien des activités saisonnières comme les semailles, le travail du sol et la moisson. Les éleveurs sélectionnaient les chevaux de manière à reproduire les qualités qui amélioraient la fonction de l’animal en tant que source de puissance. Mais les chevaux avaient leurs limites. Il fallait les loger, les soigner et les nourrir, qu’ils travaillent ou pas. Une partie des terres devait être consacrée à la culture du fourrage et, quand le fermier avait à en cultiver une plus grande superficie, il était forcé d’augmenter le nombre de bêtes et d’embaucher d’autres ouvriers pour les soigner.
Malgré leur taille et leur force, les chevaux n’étaient pas faits pour les tâches exigeant une grande force de traction, comme le défrichage, ou une grande puissance à la courroie, comme le fonctionnement des batteuses. À la fin des années 1800, les fermiers ont commencé à se servir de machines de traction à vapeur pour accomplir ces tâches, mais ce genre de force motrice avait aussi ses inconvénients. On devait garder une réserve de combustible, comme le bois ou le charbon, pas trop loin du moteur et être qualifié pour faire fonctionner la machine.
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| Trois attelages de chevaux tirant chacun une charrue à siège, en Alberta, vers 1900 (Collection MSTC/AAC) |
 
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