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Musée de l'agriculture du Canada
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Les batteuses - Sources d’alimentation en énergie

Dans la collection

Les batteuses

Sources d’alimentation en énergie

La mise au point de batteuses de plus en plus grosses, dotées de dispositifs mécanisés d’alimentation, de battage, de vannage et d’empilage de la paille, a eu une incidence énorme sur le développement des sources d’alimentation en énergie. Chaque étape dans l’évolution de ces machines s’est en effet accompagnée d’une hausse équivalente de la quantité d’énergie requise pour actionner la machine. Afin d’assurer une utilisation efficace des batteuses, évaluée en fonction de la capacité quotidienne de battage, la batteuse devait être maintenue en opération continue pendant de longues périodes. Ces facteurs réunis ont contribué à assurer la suprématie des moteurs à vapeur portatifs, qui fournissaient une énergie pratiquement inépuisable tant que leur pression d’utilisation était maintenue. Certaines entreprises, comme la John Abell de Toronto et la Waterloo Manufacturing Company, ont continué d’offrir pendant un certain temps des manèges actionnés par huit à douze chevaux. Cependant, malgré le texte figurant sous l’illustration du manège Pitt’s, dans le catalogue de 1914 de la Waterloo Manufacturing Company, il était devenu évident que les manèges ne pouvaient plus être utilisés pour actionner les grosses batteuses perfectionnées.

Manège Pitt’s de la Waterloo Manufacturing Company Manège Pitt’s de la Waterloo Manufacturing Company; illustration du catalogue de 1914

Tracteur au kérosène
Tracteur au kérosène 20-40 Sawyer-Massey, v. 1918 (740216)
En 1900, les ventes de moteurs de traction ont supplanté celles des moteurs portatifs pour les usages agricoles. En plus de fournir une source d’énergie fixe, les moteurs de traction pouvaient tirer des machines comme des charrues. Et, bien que la plupart des moteurs aient été alimentés au bois, bon nombre de ceux qui étaient destinés au marché de l’Ouest canadien offraient, en option, une grille de foyer et une goulotte d’alimentation permettant d’utiliser de la paille comme combustible. Durant la première décennie du XXe siècle, les gros tracteurs à kérosène et à essence ont commencé à faire concurrence aux moteurs de traction à vapeur dans tous les domaines agricoles, y compris comme source d’alimentation pour les batteuses. Des compagnies comme la Sawyer-Massey, déjà réputées pour leurs moteurs à vapeur, ont commencé à offrir des tracteurs alimentés au kérosène, souvent dans le même catalogue. Son tracteur 20-40 de 1918 (740216) offrait une puissance de 20 chevaux-vapeur à la barre et de 40 chevaux-vapeur au volet, et pouvait donc tirer n’importe quelle grosse batteuse. De plus, le prix des deux types de moteurs différait peu : le moteur à vapeur et le moteur à combustion interne coûtaient tous deux entre 2000 $ et 3000 $. Quand les tracteurs à essence tous usages, plus petits, ont commencé à se tailler une place dans les fermes canadiennes, leurs fabricants en ont vanté les mérites pour les travaux des champs (en remplacement du cheval) et comme source idéale d’alimentation en énergie pour la récolte.

Gros tracteur Gros tracteur à essence et équipe de battage chargeant des gerbes de céréales à la fourche
The Johnson and Benoud Threshing Outfit The Johnson and Benoud Threshing Outfit, entrepreneurs en battage à Broderick (Saskatchewan), 1923

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