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La salubrité des aliments d'autrefois

Les consommateurs d'autrefois

Les femmes au foyer utilisaient différentes méthodes pour préparer et conserver les
aliments. Grâce aux Women’s Institute, elles avaient accès à de l’information fiable
sur la cuisine et la propreté dans la maison. Cette institution a été fondée en
Ontario en 1897, et dès 1915, d’autres existaient un peu partout au Canada.

Plusieurs écoles et collèges publics offraient des cours sur les arts ménagers, l’économie
familiale, la salubrité des aliments et la saine alimentation. C’est Adelaide Hoodless
(la dame qui a mené la campagne pour la pasteurisation du lait) qui a introduit
l’enseignement ménager dans les programmes scolaires au Canada.

Photo historique : Le << club de filles >> du Woman's Institute en 1928
Le « club de filles » du Women’s Institute, Wetaskiwin (Alberta), 1928

Avec la permission des Archives de la Ville de Wetaskiwin


Prolonger la durée de vie des aliments

Les marinades et conserves

Les légumes

Les gens transformaient des concombres en cornichons en les conservant dans du vinaigre ou une préparation liquide faite de sel et d'eau, suffisamment concentrée pour qu’un œuf puisse y flotter. La choucroute (chou mariné) était une autre façon populaire de profiter des récoltes pendant presque tout l’hiver.

Les fruits

Les femmes au foyer faisaient cuire les fruits avec du sucre pour préparer des confitures ou des conserves de fruits, qu’elles déposaient dans des bocaux en verre ou en terre cuite. Elles préparaient aussi de la gelée en faisant bouillir du jus de fruit avec du sucre.

Image d'artefact : Une marmite en cuivre pour les conserves de l'année 1900Marmite en cuivre pour les conserves, v. 1900

N° d’artefact : I02128
Prêt: Parcs Canada

Quand arrivait la saison, on faisait des confitures pour conserver les fruits. Récipient idéal, le chaudron en cuivre répartissait la chaleur également, ce qui évitait de brûler le contenu.


Image d'artefact : Sac de sucre de l'année 1920 (reproduction)Sac de sucre
« British Columbia » ,
v. 1920 (reproduction)

B.C. Sugar Company, Vancouver (Colombie-Britannique)
N° d'artefact : I02129
Prêt: Parcs Canada

Les familles en milieu rural qui préparaient beaucoup de conserves achetaient leur sucre en grands sacs. Le sucre sert d’agent de conservation dans la préparation des confitures et des gelées.


La mise en conserve et
la cuisson sous pression

Il existait essentiellement deux façons de mettre des aliments en conserve à la maison : cuire les aliments dans une casserole et les transférer dans des pots stérilisés; ou les cuire une fois qu’on les a déposés dans des pots. Malheureusement, on ne réussissait pas toujours à tuer les bactéries liées au botulisme, surtout lorsqu’il s’agissait d’aliments non acides comme les légumes, la viande et le poisson.

Dans les années 1950, le gouvernement canadien a fait la promotion de la cuisson sous pression en la présentant comme une méthode plus efficace que la mise en conserve. Les hautes températures générées par la pression détruisent efficacement les bactéries.

Image d'artefact : Un bocaux d'une pinte pour conserves de l'année 1950Bocaux d’une pinte pour
conserves « Crown »,
v. 1950

Dominion Glass Company, Montréal (Québec); Hamilton et Wallaceburg (Ontario); Redcliff (Alberta)
N° d’artefact : 2001.0139

Les fabricants de verre produisaient plusieurs formats de pots. Avant la venue des aliments congelés, la mise en conserve à la maison constituait le principal moyen de prolonger la durée de vie des fruits et légumes tout au long de l’hiver et du printemps.


Image d'artefact : Une emboîteuse de l'année 1930Emboîteuse,
v. 1930

La Fonderie de L'Islet Ltée, L’Islet (Québec)
N°d’artefact : 1979.0720

Pendant les années 1930, quelques familles ont commencé à utiliser des emboîteuses. En tournant la manivelle, un bourrelet de métal se formait, scellant ainsi le couvercle sur la boîte de conserve. Toutefois, la majorité des familles ont continué à utiliser les bocaux traditionnels.


Image d'artefact : Un poussoir à saucisses maison de l'année 1890

Poussoir à saucisses maison, v. 1890

N° d’artefact :1986.0840

On enfile une longueur de boyau d’intestin de porc nettoyé sur le cornet du poussoir et on y presse le mélange de viande hachée et d’épices. Ce boyau sert de barrière protégeant les saucisses contre la contamination, et la viande est salée pour en retarder la détérioration. Les saucisses étaient soit cuites et mangées sur-le-champ, soit fumées pour prolonger leur durée de conservation.


Image d'artefact : Un autocuiseur de l'année 1950Autocuiseur
« Presto Cooker »,
v. 1950

National Pressure Cooker Co., Wallaceburg (Ontario)
N° d’artefact : 1988.0413

En faisant monter la température à laquelle l’eau boue, les autocuiseurs haussaient la température des aliments et les cuisaient ainsi plus rapidement. Une soupape de sécurité laissait la vapeur s’échapper quand la pression devenait trop grande.

Image d'artefact : Nécessaire à choucroute de l'année 1920

Image d'artefact : Nécessaire à choucroute de l'année 1920Nécessaire à choucroute,
v. 1920

Nos d’artefact : 2004.0087, 2004.0091

Mariner est un moyen traditionnel de conservation des aliments. Dans plusieurs foyers d’Europe de l’Est, la choucroute était un aliment courant. On déposait le chou râpé dans une cocotte avec des couches de sel, et on le réduisait en purée avec un gros pilon.


Le saumurage des viandes

Souvent, les gens séchaient et fumaient la viande ou le poisson au-dessus du feu. Le fait de saler la viande crue prolonge sa durée de conservation. Le sel sec, ou encore le sel humide utilisé dans la saumure, empêche la prolifération de certaines bactéries nuisibles.

Photo historique : De la viande d'orignal sur un séchoir en 1959De la viande d’orignal sur un séchoir, Albany River (Ontario), 1959

Archives publiques de l’Ontario
C 330-9-0-0-48